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Quelques parutions autour des spectacles de VERTIGO


Daisy Stoir et Mister Not’

L'ORIENT-LE-JOUR - 13 mars 2010

« Neige rien » ou n’ai-je rien… rien que la poésie,
musicale et scénique


De petits poèmes aux rythmes toniques, saccadés ou mélodiques. Un vocabulaire déconstruit, bousculé, enfantin. Un langage audacieux sous l'apparente naïveté. La poésie de Valérie Rouzeau, «voix nouvelle de la poésie contemporaine française», est ramassée, singulière, parfois déconcertante, souvent ludique, toujours inventive et évocatrice.
Mise en scène par Michel Froehly, interprétée par Christine Roillet et Corinne Frimas, deux talentueuses comédiennes, et portée par le duo - ou le duel? - d'un violoncelliste (Didier Petit) et d'un violoniste alto (Guillaume Roy), cette poésie, qui évoque tous ces petits riens qui font la vie, pioche autant dans les souvenirs et peurs de l'enfance que dans les chagrins amoureux de l'âge adulte; dans les situations de complicités, de confidences, de solitude, de départs, de nouveaux départs que dans les revendications
féministes ou sociales; dans l'intimité du quotidien que dans les rêveries fantasques d'une femme éprise de cet irrépressible souffle de liberté qu'apporte le jeu - ou le je - poétique.

La musique, douce, grinçante, menaçante, tempétueuse, écrite ou totalement improvisée, empruntant ici et là des accents jazzy ou orientaux, offre aux poèmes, magistralement «interprétés» par les deux comédiennes, ses résonances intimes.
Le geste traçant le moment où la poésie jaillit, les mouvements de danse poursuivant son élaboration et la déclamation, tour à tour claire, scandée, psalmodiée, chantée, font pénétrer l'auditeur dans un univers d'images et d'atmosphères multiples.
Cela va de la mordante fantaisie de «(...) Et si je n'ai plus toutes mes dents, comme aujourd'hui à 32 ans, c'est que j'aurais beaucoup mordu (...)» à la sensibilité plus classique de «(...) On ne connaît pas le coeur des gens ; il est tant mal visible; que parfois on cogne dedans. ».
On l'aura deviné, Neige rien, qui sonne d'ailleurs comme « n'ai-je rien... rien que cette immense liberté de vivre en poésie», que pratique allègrement Valérie Rouzeau (elle se consacre exclusivementà l'écriture et à la traduction poétique, notamment celle de l'oeuvre de Sylvia Plath), n'est pas un récital ordinaire, mais un spectacle qui sort des sentiers battus. N'est-ce pas là l'essence même de la poésie ?!
• Zéna ZALZAL


> VU SUR LE NET - 2011

« Neige rien » à l’Atelier du Plateau (Paris)

(...) La poésie, tremplin qui porte tout le spectacle, squelette fragmentaire, dit le vent, le ciel, l’eau, la terre, le brin d’herbe et les moulins. Valérie Rouzeau défait les hiérarchies, à l’image de la mise en scène, qui mêle musique et théâtre, oral et écrit, improvisation et composition, sans que l’une des parties prenne le pas sur les autres. Un travail d’équilibriste. (...)
• Raphaëlle T., www.citizenjazz.com


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2 Cendrillon

> VU SUR LE NET - 2009

Tout est dans le jeu !

On s'attendait à voir une nouvelle Cendrillon, en voilà deux. Qui nous offrent, non pas une nouvelle version du conte de Perrault, mais une vraie création, libre, fruit d'un beau travail entre les deux comédiennes, Christine Roillet et Corinne Frimas.
Certes, les canons du genre sont respectés. Personnages, accessoires, situations sont bien au rendez-vous, et les tenants d'un certain académisme cendrillonesque en auront, eux aussi, pour leur argent. Mais la vraie saveur du spectacle est ailleurs, dans toutes les pistes, connues ou rarement explorées, que la complicité, manifeste, entre les deux interprètes leur a permis de courir en partant du conte de Perrault : Cendrillon et son père face au deuil; Les liens sadiques entre la marâtre et les demi-soeurs; Le travail; Les délices du vêtement; La question, épineuse, de la nature de l'amour de Cendrillon pour le prince, bien plus en rapport avec son statut qu'avec une personnalité pas trés brillante... Et même une digression fantasmatique chez le Petit chaperon rouge, incongrue et drôle, dans laquelle Cendrillon se plaît à inverser les rôles, et à faire du loup sa victime.
Jeux de languages, jeux du corps, jeux dans l'espace scénique, jeux de costumes, toutes les ressources du théâtre sont là, maniées avec une maîtrise instinctivement reconnue par les enfants. Trente secondes de duo vocal suffisent, au début du spectacle, pour captiver leur attention. Bravo à Sabine Siegwalt, pour ses costumes, et à Claude Tchamitchian, jazzman émérite, pour leur travail ludique et intelligent.
• François FOGEL, www.theatre-enfants.com


> VU SUR LE NET - 2009

2 Cendrillon, ce sont deux comédiennes, Corinne Frimas et Christine Roillet, qui ont tout fait, tout conçu, de l’écriture à la mise en scène. Essentiellement relecture de Cendrillon, le spectacle ne s’arrête pourtant pas à ce conte, et va voir du côté du Petit Chaperon Rouge, juste pour le plaisir d’entendre la petite fille rire du loup – et nous avec elle. Le clin d’oeil n’est là que pour mieux revenir à la trame qui nous intéresse, et qui tient en haleine mille petits enfants silencieux, foule bruyante miraculeusement rendue muette par les décors, les lumières, la musique...
Ici, rien n’est laissé au hasard. Une douce contrebasse (Claude Tchamitchian) accompagne nos 9 héros & héroïnes (c’est le nombre de personnages joués, de la marâtre aux méchantes soeurs en passant par le messager du prince), qui évoluent au milieu de beaux tapis, lesquels se métamorphosent en mur, en arbre, en robe... Comme les deux comédiennes se passent les rôles et deviennent loup, prince, ou Cendrillon, les tapis deviennent cape, yourte, jupe...
Ce spectacle ne convient pas aux tout-petits, qui sont désorientés par cette sédimentation des signes et des identités. Mais dès 5 ans, et jusqu’à 105, c’est un enchantement. On est porté du début à la fin par de magnifiques tableaux de couleurs, par la grave voix de la contrebasse, par les quelques pas de danse...
La scénographie et la mise en scène – qui tient en fait davantage de la chorégraphie, car les déplacements et les mouvements des corps sont stylisés, presque dansés, de manière à créer des tableaux (on retiendra le final, où le prince et Cendrillon disparaissent derrière une grande roue qui tourne sur elle-même – un tapis, encore) sont superbes. L’ensemble est élégant et original. Mille petites menottes applaudissent à tout rompre : fin du silence.
• BELETTE, 21 octobre 2009, beletteettheatre.wordpress.com



La Campagne

REVUE DE PRESSE

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(Froggy's delight, Fluctuat net, Theatrorama, Les Trois Coups)



Même la nuit

> VU SUR LE NET - 2007

Je suis allé voir Claude Tchamitchian en duo avec Christine Roillet dans un spectacle magnifique qui s'appelle "Même la nuit", sur une mise en scène de Corinne Frimas.
C'est une adaptation en musique, danse et jeu de nouvelles d'Agotha Kristof, pas complètement optimistes mais très belles. Il est question de meurtre, de folie, mais aussi de désir, de retrouvailles...
Et la danseuse comédienne compose sur ce texte, tout en douceur et légèreté, tandis que la contrebasse l'accompagne, aux doigts ou à l'archet, dans une belle mélancolie.
Les retrouvailles de la fin des deux comédiens sur scène signent les retrouvailles des personnages et celles de la musique et du texte dans une grande harmonie visuelle et auditive.
Et la cerise sur le gâteau: la tortue qui marque le début et la fin du spectacle, est troublante de vérité...!



La Barbe Bleue

FIGAROSCOPE - 8 février 2006

Sous le charme

Dans l’obscurité, à la lueur de trois lampes de poche, le prologue de La barbe bleue fait monter l’adrénaline, des mots terribles sont prononcés, « malédiction, sortilège, maléfice ». A trois voix, un homme et deux femmes tissent le fil du conte comme trois araignées agiles et versatiles. Un père misérable livre successivement ses trois filles à un monstre contre une belle somme d’argent. La dernière, plus naïve et gentille, échappe à la mort jusqu’à ce qu’elle ouvre la porte de la chambre interdite. Sur un plateau nu, les comédiens dessinent avec trois gros poufs transformables les décors successifs du drame, sans que personne ne puisse deviner ce qui va advenir. Ici, le conte de Perrault prend quelques libertés, à commencer par son déroulé lui-même.
L’auteur Bruno de la Salle l’a revisité tout en restant fidèle aux éléments symboliques originels (la clé, le sang, la tour). La barbe du géant ressemble à un vaste de champ de choux bleus, sur le chemin qui mène à son château, des lavandières, moitié sorcières, offrent à la future victime trois mouchoirs magiques, un blanc, un rouge et un bleu. Foin du drame, l’issue est bouleversée et débouche sur une belle histoire d’amour. Dans un pur respect de la tradition du conte, l’écriture ciselée de Bruno de la Salle se suffit presque à elle-même. Sans débauche d’artifice, par un imprévisible mariage de séquences chorégraphiées, chantées et jouées, la compagnie Vertigo s’applique à nous la faire entendre en maintenant toujours le public sur la frontière ténue du rire et de l’effroi.
CRITIQUE. Ce ballet conté s’amuse à brouiller les pistes. Pas de registre installé : choeur antique, enquête policière, drame à suspens. Soutenus par un texte remarquablement structuré et écrit, les trois artistes s’aventurent là où leurs humeurs fantasques les guident. Le public est sous le charme !
• Dominique DUTHUIT


PARIS MÔMES - février 2006

Une Barbe bleue jubilatoire

Avec pour seul décor de gros coussins qui changent de forme au fil du récit, trois comédiens psalmodient d’hypnotiques comptines : cette version de Barbe bleue réussit le pari difficile d’être à la fois frissonnante et pleine de jubilation.
• O. C.



La Reine de Neiges

LE MONDE, LES CHOIX D'ADEN - 17-23 avril 2002

Sous les mille jupons d’Andersen

Adaptant la Reine des neiges, conte d’Andersen, Christine Roillet, un brin magicienne, beaucoup chorégraphe, joue,  comme à son habitude, sur les métamorphoses et les travestissements.
D’abord, il y a le diable en robe rouge damassé, qui joue avec un miroir. Un miroir qui change tout ce qu’il y a de grand et de beau en laid et en petit. L’instant d’après, le diable est une grand-mère : il a suffit pour sa transformation d’un foulard ajusté sur sa cornette. Mais aussitôt la vieille dame, ôtant son lourd manteau de brocart pourpre, devient une créature diaphane en crinoline blanche… ce nouveau spectacle de la compagnie Vertigo- qui avait créé il y a deux ans la poupée Dimanche- adapte un conte d’Andersen, La Reine des neiges, pour une seule comédienne et une légion de costumes (créés par Anne Versel).
« Le principe de base, explique Christine Roillet, c’est la poupée gigogne : un vêtement devait contenir tous les autres, accessoires compris, On voulait que la comédienne, Corinne Frimas, soit comme un théâtre à elle toute seule ». par effeuillages successifs, comme on tourne les pages d’un livre, la conteuse dévoile chacun des personnages qu’elle incarne- démon, fillette, aïeule, corneille, brigand, renne, reine. Et la même crinoline, au fil du récit, se fait écrin, barque, igloo, chrysalide ou collerette arachnéenne, tandis que le manteau rouge, tantôt délaissé, tantôt revêtu et retourné, déroule un jardin de tissu ou délivre un bonnet lapon. Ces perpétuelles métaphores en suggèrent d’autres, plus profondes et plus éclatantes : dans ce conte initiatique, un fillette entreprend un voyage qui la mène à l’âge adulte. Il était aussi question d’un tel parcours dans La poupée Dimanche (où les poupées étaient d’ailleurs modulables, elles aussi, avec une face cachée puis révélée), ou dans Issa Longues Jambes, le premier spectacle de Christine Roillet, dont le décor était constitué d’un livre à multiples ressources.
« J’aime les contes initiatiques, dit-elle, et les objets qui se transforment. » Les univers qu’elle crée- mondes délicats, d’une simplicité minutieuse et tout parcourus de musicalité- sont ainsi : en mutation.
Et peut-être cette spécificité s’explique t’elle en partie par sa formation initiale de danseuse et de chorégraphe : « le mouvement est à la base de mon travail. Ce spectacle, contrairement aux précédents,n’est pas chorégraphique, mais là aussi je me suis aidé du mouvement pour théâtraliser les personnages et les camper dans une gestuelle qui les définisse. Elle entraîne un autre rapport au temps du spectacle. Chaque travestissement oblige la comédienne à jouer avec ce temps, à laisser comme des poches d’air au spectateur. » Lequel peut déchiffrer, à la fin du spectacle, dans le cercle du miroir et comme surgies du vide les huit lettres du mot « éternité ».
• Orianne Charpentier


ZURBAN - 27 mars-2 avril 2002

Un spectacle qui nous fait fondre

Avec sa mise en scène audacieuse et ses tours de magie vestimentaire, cette adaptation musicale de la reine des neiges nous frappe en plein coeur.
C’est l’un des plus beaux contes d’Andersen. L’histoire d’un amour fou, celui de la petite Gerda pour son ami d’enfance Kay. Frappé au cœur par la reine des neiges, le petit garçon perd le goût du bonheur et rejoint le palais des glaces, où tout n’est qu’indifférence et oubli. Dans une longue quête, Gerda part à sa recherche. Les étapes sont autant de formes d’apprentissage. Sur cette trame initiatique, la compagnie Vertigo construit une scénographie audacieuse et originale. Tous les personnages de l’histoire, y compris les animaux que rencontre Gerda sont interprétés par une seule comédienne, la formidable Corinne Frimas, tour à tour, grand-mère,conteuse, reine des neiges, enfant, corneille ou magicienne. Grâce à une robe incroyable, le temps de défaire trois boutons ou de soulever un jupon, elle se transforme à vue en jardin de fleurs ou en igloo ! L’actrice réussit le tour de force de rendre ces déshabillages presque invisibles. Et donc fascinants. Ils évoquent, mieux que n’importe quel décor, le cocon chaud et rassurant de l’enfance, la beauté trompeuse de l’illusion et la froideur hostile d’un monde sans sentiments. Des chansons et des comptines rythment aussi le voyage. Malgré une légère baisse de rythme à la fin du conte, on demeure conquis par cette performance théâtrale.


LA PROVENCE-AIX - 15 décembre 2003

La reine des neiges : la magie Andersen

Merveille d’écriture, ce conte d'Andersen, d’une modernité étincelante, a été donné au Théâtre du Jeu de Paume dans le cadre des Concerts d’Aix. Adapté par Corinne Frimas et Christine Roillet, qui signe également la mise en scène (et ce pour la compagnie Vertigo), il a enthousiasmé les petits comme les grands.
L’originalité venant de ce que Corinne Frimas, actrice unique, interprète seule tous les personnages que la petite fille va rencontrer. On croise un diable-troll, des brigands et d’autres créatures ressuscités par un jeu de costumes privilégiant le glissement d’étoffe. Dépouillée, l’intelligente mise en scène s’accorde à merveille avec le beau travail de l’actrice libre, légère, qui contribue à faire de ce conte d’Andersen un authentique moment de théâtre.
• Jean-Rémi BARLAND



Issa Longues Jambes

OUEST FRANCE - 4 janvier 1995

Issa vieillira heureux

Etonnant costume que ce livre servant de base à la narration (…) Christine Roillet se propose, à la manière de conteurs africains, d’évoluer tout près des enfants afin qu’ils puissent participer à certaines transformations du costumes, toucher, les différentes matières symbolisant les étapes de l’histoire.


OUEST FRANCE - 23 janvier 1995

La belle histoire d'une légende chantée et dansée

Dans la grande salle de l’école, une centaine d’yeux écarquillés examinent l’immense licre planté dans la lumière, juste devant eux : plus haut que le plus haut des petits spectateurs (…) Bientôt, les petites bouches s’arrondissent à leur tour (…) Le jeune public se laisse embarquer dans l’univers de cette légende venue d’ailleurs(…) les petits s’attachent vite à Issa (…)


LA MONTAGNE - 5 novembre 1998

Émotions théâtrales pour les tout-petits

Issa Longues jambes a fait un tour par le Petit Forum du théâtre de Tulle. Incarné par la comédienne Christine Roillet, il a conté, dansé et chanté son histoire devant des tout-petits émerveillés.
Inspirée d’une légende africaine, l’histoire d’Issa, jeune sénégalais jeté dans la brousse par sa belle-mère, a fasciné les bambins. La gestuelle de Christine Roillet est douce et captivante (…)
La comédienne leur décrit les origines des instruments traditionnels d’Afrique : les kés-kés du Sénégal, le gong du Cameroun… mais c’est le bâton de pluie, ou bâton de parole, qui a remporté le plus vif succès…